Si on vous dit « RnB de rue », « Cendrillon du ghetto » ou « Je croyais en toi » feat la Brigade, vousrépondez forcément Matt Houston ! Le charismatique chanteur de RnB aux vibes west indies originaire du 12ème arrondissement de la capitale is back onze ans après la sortie de son premier album. Il nous présente « Racines », un album où on retrouve le Matt qu’on aime avec des sons très RnB, comme « Décroche » feat Green Money et Lucika.
C’est dans les locaux de Skyrock, un peu avant son Planètes Rap, et le jour de la sortie de son nouvel album que Matt nous reçoit. C’est avec beaucoup de générosité et de sincérité qu’il a répondu à nos questions.

TheWebTape : Yo Matt ça nous fait plaisir de te revoir sur le devant de la scène ! On est beaucoup à avoir fredonné tes refrains et tes classiques sons dans nos mp3! Depuis la sortie de ton 4ème album « Phoenix » et ton procès remporté contre Barclay, tu as disparu du devant de la scène, tu peux nous expliquer pourquoi et ce que tu as fait pendant ce temps ?
Matt Houston : J’ai pris du recul tout simplement, je pense que ça fait du bien de temps en temps de faire le point sur soi même. J’ai eu des moments personnels difficiles, donc il a fallu aussi que je me retrouve en tant qu’homme. J’ai bien sur continué à faire de la musique, à composer, notamment pour des pubs. Je me suis aussi perfectionné au niveau du mixage, j’ai appris le métier d’ingénieur du son en fait, ce qui ma permis de mixer entièrement mon album « Racines ». J’ai produit la moitié de celui ci et j’ai délégué l’autre moitié à des jeunes beatmakers prometteurs, ça me permet de garder une certaine fraicheur.
TWT : Nous aimerions revenir sur les différents que tu as eu avec ton ancienne maison de disque Barclay et ton ressenti sur l’industrie du disque. As tu tourné la page ?
MH : Je suis sur un nouveau label, c’est pas une maison de disques mais on s’entend bien. Les grosses multinationales me fatiguent, trop de monde qui servent un peu rien pour te dire la vérité ! Ils changent tout le temps de personnels, tu te retrouves avec un nouveau chef de produit tout le temps. Moi j’avais besoin de me retrouver producteur exécutif, apprendre le métier, essayé d’en faire un maximum pour ne plus rencontrer les soucis que j’ai eu avec Barclays. Maintenant je suis chez On the track, mon propre label, en licence chez play one et distribué par EMI.
TWT : Aujourd’hui sort ton album « Racines », le premier single « Positif » feat P-square sonne plus exotiques que tes autres tubes très ancrées Rnb. Tu peux nous en parler ?
MH : J’ai toujours eu un coté West Indies dans mes sons, rappelle toi de « cendrillon du ghetto », c’était déjà exotique. On va dire qu’à l’époque je mettais plus le Rnb en avant et là je fais le contraire. « Racines » c’est un album éclectique mais encré Rnb. En France on aime bien te mettre dans des cases, moi je ne suis plus la pour revendiquer quoi que ce soit, je fais la musique que j’aime. Donc dans l’album, on retrouve les sonorités West Indies qui me caractérisent et des sons plus clubs qui sont à l’image de l’évolution du Rnb. Niveau featuring tu retrouves Mokobe dans le track « Happy Birthday » qui va surement sortir en single, et Green money, Lucika et Bishop Lamont. Au niveau des prods, il y a moi et mon cousin qui m’accompagne tout le temps, ensuite il y a des artistes comme Still Deen qui a écrit deux titres sur l’albumn et Sizler qui a écrit « Le Bagne ». Deux très bons artistes !
TWT : J’aimerais avoir ton avis sur le Rnb en France. Peut on dire qu’il y une école Rnb en France ?
MH : Bien sur, il y a plein de jeunes artistes qui défoncent mais ils ne sont pas passés en radio. Il faut peut être attendre que les choses tournent. Le problèmen c’est que dans le Rnb on a toujours été chacun pour sa pomme. Il y a du monde, il faut juste que les choses évoluent. Regarde moi, on me croyait mort et enterré et pourtant je suis là !!
(On se permet de rajouter que Kreen, la pionnière du Rnb Français a sortie son album Himalaya, big up!)
TWT : Y a t’il des dates de concert de prévues ?
MH : On tourne déjà dans les clubs partout en France et en Europe. On essaye de monter un Olympia mais en indépendant ce n’est pas facile. En Aout, on part au Portugal. On bouge beaucoup, ça fait plaisir !
TWT : Et tu reprends tes anciens titres sur scène?
MH : Grave ! Je rencontre des gens qui me disent « quand on était jeunes on ne pouvait pas sortir en boite donc la ça fait plaisir de pouvoir bouger sur tes sons ! » Donc bien sur que je le fais. Sur un show de 30 minutes, j’ai pas le temps de tout faire mais je m’arrange pour faire plaisir à tout le monde et surtout de faire un show dynamique.
TWT : Ca ne te dérange pas ?
MH : Il fut un temps ça m’embêtait un peu, parce que je n’avais pas d’autres titres à défendre. Maintenant j’ai mon single qui tourne donc ça me fait encore plus plaisir, c’est une génération entière que je touche.
TWT : Le symbole du site est une cassette audio, cet artefact du passé qui a précédé le compact disc mais qui a pourtant bercé notre enfance. Tu as un souvenir particulier avec la cassette qui te tient a cœur ?
MH : Mon 1er album c’est une toute petite cassette jaune qu’on distribué devant le Virgin, avec 5-6 titres, d’ailleurs on me l’a ressortie sur Twitter ! Sinon, j’ai encore en ma possession une boite à chaussures avec pleins de cassettes dont une de Planète Rap ou R. Kelly me fait une dédicace, et d’autres avec mes touss premiers freestyles. C’est une boite ou il y a tout mes souvenirs.
Nous remercions vivement Matt pour nous avoir accordé du temps pour cet interview ! Vous pouvez donc le retrouver dans son nouvel album « Racines » sorti le même jour que l’interview. Et pour finir cette entrevue en beauté, une petite touche de positivité !




















Envie de laisser un petit commentaire ?