Flo De La Vega et Jérémy Frérot sont deux jeunes bordelais dont vous avez sûrement déjà entendu parler ! Normal, ceux-ci ont été acteurs d’un buzz conséquent sur la toile grâce à leurs reprises acoustiques de tubes à succès. Ces deux beaux gosses du web ont ainsi réussi à se faire un nom grâce à leur talent de guitaristes/chanteurs et par la magie d’Internet, ont réussi à conquérir leurs fans. Derrière les deux belles gueules se cachent des personnalités uniques, et des garçons qui savent garder les pieds sur terre. C’est ce que nous avons pu constater lorsque nous sommes allés à leur rencontre lors de leur toute première date parisienne à la Maroquinerie le 23 juin dernier. Détails et précisions sur ce parcours qui a tout d’une succès story en devenir.
Nous rencontrons les deux garçons lors de leurs répétitions en prévision de leur concert se tenant le soir même. Dans la salle parisienne de la Maroquinerie, l’ambiance est détendue et les deux acolytes semblent dans leur élément tel deux poissons dans l’eau. Leur manager nous confie déjà que les deux comparses ont signés la veille leur premier contrat avec une maison de disque alors que dehors, de jeunes fans patientaient déjà devant la salle.

TheWebTape : Comment est ce que tout cela a commencé ? Nous vous avons trouvé à 14 000 fans sur votre page Facebook, avec des vues à en pleuvoir sur Youtube mais quelle est la génèse, la base du projet et de cet engouement pour vos reprises ?
Flo De La Vega : A la base nous sommes deux sauveteurs en mer qui se sont rencontrés sur les plages et qui se sont rendu compte qu’ils ont une passion en commun : la guitare. C’était il y a 5-6 ans et nous avons réellement commencé à jouer ensemble il y a un an lors d’un premier petit concert. A la suite de cela nous avons fait nos premières vidéos et en octobre « Price Tag » et « Save Tonight » étaient en ligne. Même pas un an après nous sommes là… C’est parti de deux vidéos en commun. Jérémy mettait ses vidéos solo de son côté, j’en faisais autant puis le fait de se voir tout le temps à travailler sur les même plages y a été pour beaucoup. Nos connaissances ont également joué un rôle là dedans, on nous disait souvent « pourquoi est-ce que vous ne chantez pas tous les deux? ». Au début on se disait de l’autre « qui c’est celui là » (rires) puis on a finalement commencé à faire quelque chose ensemble avec deux petits duos sur un concert commun, les gens ont adoré et c’est apparu comme ça, on s’est dit « il y a peut-être un truc à faire » !
TWT : Vos inspirations sont elles communes ou chacun a son domaine, son univers bien défini ?
Jérémy Frérot : On a à peu près les mêmes goûts musicaux oui, on aime tout et on n’est pas bloqués à un style défini. Nos reprises sont éclectiques.
FV : En tout cas les reprises que l’on fait, ce que l’on donne, le résultat final donne ce qu’on est nous deux et ce qu’on veut représenter. C’est vraiment ce qu’on aimerait faire.
TWT : Nous avons appris que vous avez signé un contrat chez AZ (Universal music) hier (22 juin). Comment réagissez-vous à cela, est ce que cette rapidité ne vous dépasse pas un peu ?
FV : On ne réalise pas trop pour le moment, on est un peu dans le train-train habituel. Je travaille en tant que professeur, Jérémy est encore dans les études, on ne s’en rend pas trop compte. On est pas encore dans « le vif du sujet ». C’est lorsqu’on va commencer à faire les choses sérieuses que l’on va réaliser tout ça.
TWT : Parlons à présent de buzz, vous êtes pas mal connus grâce à Facebook et Youtube. Le plus souvent ce sont les filles qui nous font découvrir vos reprises, on ne dira pas pourquoi (rires). Comment est-ce que vous réagissez à cela, est-ce que déjà, à l’heure actuelle, des gens vous interpellent dans la rue ?
FV : On est de Bordeaux tous les deux mais maintenant je vis sur Paris donc j’ai pas trop vécu ça mais Jérémy connait plus ce cas de figure que moi
JF : « Hey, mais t’es le mec de Youtube ! » (rires). Je me demande « mais pourquoi est-ce qu’il me connaît ? »
FV : C’est vrai que c’est impressionnant et à la fois ça fait un peu peur. On aime sans trop aimer.
TWT : Il est vrai que ça ne paraît pas très évident de gérer une notoriété du jour au lendemain…
FV : Non, le soucis n’est pas là. On est ouverts, on aime partager avec les gens qui nous soutiennent et parfois on se rend compte, notamment pendant les concerts, qu’on ne peut pas forcément donner à tout le monde. C’est hyper frustrant, parfois on zappe des gens alors qu’on n’a pas du tout envie. On aimerait pouvoir parler plus longtemps et au final tu es obligé de couper court. Le côté négatif est là.
TWT : Vous venez juste de signer, comment vous voyez-vous dans deux ans ? Pensez-vous garder le même train de vie ?
FV : Je garde mon emploi pour l’année qui suit, le fait d’avoir signé ne doit pas nous précipiter dans ce que l’on fait.
JF : Pour moi, les études sont toujours là, évidemment on aimerait pouvoir vivre de la musique à plein temps !
TWT : Avez-vous des projets par rapport à l’avenir, d’élargir votre formation live (les garçons sont deux sur scène), de vous orienter vers d’autres genres musicaux ?
FV : On est aux débuts, c’est vrai qu’on a commencé à chanter il y a un an ensemble, ça fait 5 ans qu’on fait de la musique donc on peut encore dire qu’on débute. On a encore beaucoup de choses à apprendre, puis en parlant d’ouverture pour le moment on ne veut pas s’enfermer dans un style ou quoi que ce soit. On découvre encore notre répertoire.
TWT : Mais le fait de signer chez AZ ne vous fait-il pas peur de vous enfermer dans un genre ?
FV : Non, de toute façon on refuse de faire des choses qui ne nous plaisent pas, de se laisser dicter ce que l’on doit faire. On veut garder notre liberté musicale. On a mis du temps à signer pour cette raison. On est démarchés depuis janvier, on a eu pas mal d’offres et certaines propositions ne correspondaient pas à ce que l’on veut faire. On a pris le temps d’étudier les choses et de discuter.
JF : On nous a aussi pas mal aidé parce qu’au début, les gens des maisons de disques nous appelaient et nous parlaient de choses auxquelles on ne connaissait rien du tout ! (rires). A partir du moment où on a eu nos managers, les choses se sont simplifiées, ils ont réussi à parler avec eux (rires). Eux savaient ce que l’on voulait donc le dialogue est devenu plus facile.
TWT : Il nous a également été dit que vous sortirez votre album assez rapidement, après l’été… ?
FV : A la base on partait sur un maxi EP, ce sera un mini album ! On va y mettre des reprises que l’on a déjà faites mais en version studio et certainement deux originaux.
TWT : Parlons compositions perso oui ! Avez vous écrit des morceaux et composé des mélodies vous même ?
FV : Oui, on en a deux que l’on va jouer ce soir et elles seront sur l’album.
TWT : Trouvez-vous l’inspiration facilement pour vos compositions ?
FV : Niveau composition nous avons en effet une capacité à créer facilement des mélodies. C’est plus concernant les textes que nous avons encore à approfondir. Le français est dur à aborder, la langue est très riche, très dure à maitriser et l’anglais n’en parlons pas. Nous y travaillons.
TWT : Nous avons entendu votre reprise du titre d’Irma, est-ce un clin d’oeil au fait que tout comme elle vous avez réussi à vous faire connaître par le biais de Youtube et d’Internet ?
FV : On n’a quand même pas le même succès qu’elle (rires) ! On est assez différents par le fait que nous n’avons fait que des reprises tandis qu’elle a fait les deux : des reprises puis ses propres morceaux assez rapidement. Oui, c’est un petit clin d’oeil mais avant tout parce que c’est la musique que l’on aime. On a eu un retour de sa part d’ailleurs, qui était plutôt positif.
TWT : Parlons réseaux sociaux à présent. Vous y accordez une grande importance, est-ce que c’est toujours vous qui gérez tout ça ?
FV : Oui, on fait ce que l’on peut, tout est allé très vite. On fait le maximum pour répondre à tous nos mails, il y en a une dizaine par jour voire plus. C’est vrai que tout est parti si vite, en l’espace de six mois on a pris en plus 10 000 fans sur nos pages. Ca fait bizarre de rentrer du boulot et de voir toutes ces notifications, tous ces messages… Il faut dire qu’à la base ces pages Facebook sont nos comptes perso qui ont été transformés en pages à partir de 5000 amis. On gère toujours et tant qu’on le peut on continuera.
TWT : Pensez-vous que sans les réseaux sociaux vous auriez pu avoir autant de succès que cela ? Par exemple avec des scènes locales.
FV : Les scènes locales ont fonctionné parce que nos amis venaient nous voir et ramenaient du monde. Sans les réseaux sociaux, le milieu est relativement bouché, on a eu énormément de chance que cela puisse se faire par les réseaux sociaux. On voit des gens avec beaucoup de talent qui n’ont pas la chance que l’on a d’avoir été repérés de cette manière. C’est une chance énorme, cela se joue à rien.
TWT : Une question peut être un peu dérangeante pour vous, allez on tente ! On vous découvre beaucoup grâce à des filles qui nous disent de vous « ils jouent trop bien ». Pensez vous devoir ce succès en grande partie à la gent féminine ?
FV : On n’est pas dupes, on est conscients bien évidemment. Après on peut dire grâce aux statistiques sur les réseaux sociaux justement, que 70% de notre public est constitué de filles. Les 30% restants sont quand même des garçons qui ne sont pas forcés de nous écouter. On veut aller au delà de ça, on veut montrer qu’on n’est pas que ce que les jeunes filles apprécient chez nous . Et montrer qu’avant tout on fait de la musique, pas des vidéos.
TWT : Vous avez travaillé uniquement chez vous pour vos reprises publiées sur Youtube, est ce que cela ne vous fait pas un peu peur d’arriver en studio avec tout ce matériel et tous ces gens autour ?
FV : Ca fait peur mais en même temps on se dit que ça ne peut pas être pire ! (rires) Chez nous, il y avait le micro, la webcam et tout était fait « live ». Toutes les vidéos étaient filmées en une seule prise, on a eu pas mal de retours là dessus qui nous critiquaient en disant que tout était enregistré avant mais on démentira toujours. Tout était fait live !
JF : On se dit qu’on ne peut que apprendre de toute façon, on rentre en studio début juillet !
TWT : Dernière question concernant notre logo : la cassette audio. Qu’est ce que cela vous inspire, avez-vous des souvenirs liés à cet objet ?
FV : J’écoutais NTM sur cassette moi !
JF : Pour ma part ça me rappelle plus les longs voyages en voiture avec mes parents étant gamin, ils nous passaient Henry Dès et toutes ces chansons pour les enfants !
FV : Le fameux stylo bic aussi (rires) ! On est assez jeunes donc on n’a pas trop connu ça, au collège on était déjà passés aux CD !
Nous remercions donc les deux garçons de nous avoir accordé de leur temps. Pour ceux qui ne connaîtraient pas, nous vous laissons les découvrir avec leur reprise d’Irma.




















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