Clement_Bazin

TheWebTape rencontre Clément Bazin

Nous avons rencontré Clément Bazin, à l’occasion de son passage à Lille aux côtés de Douchka et Fakear. Son nouvel EP Return to forever sortira le 10 juin sur Nowadays Records (en pré-commande ici).

TheWebTape : Salut Clément, pour nos lecteurs qui ne te connaissent pas encore, peux-tu te présenter en quelques mots ?

Clément Bazin : Je m’appelle Clément Bazin, je viens de Paris. J’ai déjà sorti 2 EP chez With Us Records et le prochain sortira le 10 juin chez Nowadays Records. Je fais de la musique depuis que je suis tout petit, et c’est le steel-drum, mon premier instrument, qui m’a amené à la musique.

TWT : Peux-tu nous expliquer ce qu’est le steel drum ?

CB : C’est une famille d’instrument, au même titre que les cordes ou les cuivres. C’est une percussion mélodique fait à partir d’une barrique de pétrole, donc c’est en acier. Moi je joue du soprano, c’est le plus aigu de toute cette famille d’instruments. À la base, ça vient de Trinid & Tobago (Caraïbes) et c’est le dernier instrument acoustique inventé. Ca date des années 30/40.

TWT : On remarque que dans tes morceaux, le steel drum prend une place très importante. Est-ce que tu construits tes morceaux autour de cet instrument ?

CB : Oui j’articule les morceaux autour du steel drum, c’est vraiment une composante de ma musique. En live, je l’ai sur scène avec moi et il prend un peu plus de place. En fait, j’essaie de le sortir de son contexte initial et de lui donner une autre allure. C’est un instrument qui est assez stigmatisé Caraïbes, colliers de fleurs etc… Mais on peut faire plein de choses avec !

TWT : Depuis combien de temps fais-tu de la musique ?

CB : J’ai commencé vers l’âge de 10/12 ans avec le steel drum, dans des orchestres. Je suis vraiment instrumentiste à la base, comme un trompettiste ou un violoniste, tu vois.

TWT : Qu’est-ce qui t’a donné envie de faire de la musique ?

CB : C’est une bonne question ! Mon père, avant d’être obligé de choper un boulot pour nourrir la famille (rires), il était batteur dans un groupe… Mais je ne crois pas que ce soit vraiment lié. Depuis tout petit, j’ai collectionné les singles qui sortaient, j’étais ouf de musique ! Et c’est un jour où j’ai vu un steel band jouer, ça m’a vraiment pris aux tripes. Y’avait un truc dans le son de l’orchestre qui m’a fait bloquer. Dès ce jour là, je me suis mis à jouer de cet instrument et ensuite c’est ça qui m’a amené un peu à tout ce qu’il y a dans la musique. Je me suis un peu élargi à d’autres choses, et plus tard à la composition.

TWT : Dans ta musique, on retrouve clairement des sonorités un peu métissées, mais aussi des choses très électro… Peux-tu nous parler de tes influences ?

CB : J’ai beaucoup écouté des groupes qui viennent de Trinidad, de Haïti ou de Guadeloupe. Des trucs pas du tout mainstreams (rires) ! Très tôt, je me suis nourri beaucoup de calypso, de soca de kompa (musiques caribéennes – ndlr). Quand j’étais au collège, j’écoutais du hip-hop, et des vieux calypsos. En fait si tu veux, c’est un peu comme des vieux standards de jazz. Et en fait, l’electro m’est venue sur le tard, avec une préférence pour la scène anglaise. Et Chicago aussi. Jusqu’à des trucs récents, genre la juke ou le footwork.

TWT : Ton EP, tu l’as dit, sortira le 10 juin. Peux-tu nous dire à quoi doit-on s’attendre ?

CB : Sur Night Things, j’avais essayé de créer une ambiance assez intime, assez calfeutrée. Là j’ai essayé de faire un truc un peu plus open, un peu plus solaire. C’est un peu la continuité de ce que j’avais sorti.

TWT : Tu es sur le même label que Douchka et Fakear avec qui tu tournes, ce sont des artistes dont tu te sens proches musicalement ?

CB : Bah ouais carrément ! On forme un beau panorama de musiques électroniques qui sont différentes, mais il y a plein de ponts entre ce qu’on fait !

TWT : Tu as été crédité sur la BO du film Gang Bang… Ça te plairait de composer pour le cinéma ?

CB : À fond ! Sur Gang Bang, en fait le morceau avait été choisi sur un ancien EP par la réalisatrice, pour tourner une scène du film. Mais ouais, j’aimerais beaucoup produire pour d’autres gens, pour le cinéma… À fond ! Carrément ! (rires)

TWT : Est-ce que Hijacked, le duo que tu formes avec la chanteuse Jésabel est toujours d’actualité ? 

CB : C’est toujours d’actualité ! On va sortir un 4 titre au mois de mai, avec des concerts à venir aussi cet été, notamment au festival Cabourg mon amour !

TWT : Notre webzine s’appelle TheWebTape, aurais-tu une anecdote particulière à nous raconter à propos d’une cassette audio ?

CB : Sur cassette, moi j’ai écouté pas mal de calypso, de la musique gnawa (Maghreb). Mais je ne suis pas trop un fétichiste de l’objet. Par contre, j’ai découvert un super site y’a pas longtemps, ça s’appelle Awesome tapes from Africa. En fait, les mecs balancent régulièrement des rips de cassettes, qu’ils choppent là bas sur des marchés… et franchement y’a des supers sons !

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le 25 mai 2016

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