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Live Report : Solidays – Jour 2

Au fil des années, le festival Solidays s’est peu à peu transformé en une énorme soirée sur plusieurs jours. La preuve ce samedi. Finis les concerts de rock au soleil, exit l’amour du ganja scandé de toute part. Le festival rassemble depuis quelques années la fine fleur de l’électro, français mais pas que, avec une offre nuit de plus en plus développée. Si les portes ouvrent à 15h, c’est surtout pour des conférences, la messe des sœurs (qu’on vous recommande) et des concerts sur des petites scènes (électro elles aussi) telles que la Greenroom ou l’Arena Club. Même la cérémonie de l’oubli, d’ordinaire en plein milieu des concerts obligeant les festivaliers à y participer, est déplacé, écartant un peu plus les deux pôles qui font Solidays : le militantisme d’un combat malheureusement toujours d’actualité et la musique.

Rock, hip-hop et électro en entrée

Il faudra attendre 18h pour que les hostilités débutent avec les frangins toulousains BigFlo&Oli ou le rock de Brocken Back. On zappe pour profiter au mieux d’Oxmo Puccino et ses paroles affutées. On en oubli même le coup d’œil qu’on s’était promis d’aller jeter sur le jazzman Nathaniel Rateliff. On a par contre aucun mal à choisir entre le punk énervé de Carving, mené par un Matt Bastard bien énervé, et la découverte du nouveau projet de 20syl&Mr.J.Meideros qui présentait sa première performance. La suite est plus compliquée. Qui de Keziah Jones, Synapson ou Las Aves aura nos faveurs ? On décide de faire les fangirls devant ces derniers, dans une salle remplis d’un public de très jeunes curieux, et puis on migre sur la Greenroom pour le passage de main entre KCPK et Scratch Massive devant une foule de chérubins bien looké qui nous rappelle nos années collèges. Se trémousser entre des ados est toujours une petite expérience mais on se rend rapidement compte qu’on est ici chez nous. Seul défaut : l’accès à l’estrade un peu compliqué et les body-gards qui vérifient sans arrêt qu’on ne danse pas sur les palettes. Si on ne peut ni y danser, ni s’assoir, on se demande quand même à quoi peuvent bien servir cette jolie décoration devenue gênante.

Début de soirée énervé

On se presse ensuite, devant Odesza dans une scène nouvelle, seule dans un îlot de restaurants tous plus exotiques. Malgré le set très orienté basse-music du duo, on décide de migrer vers The Shoes pour un concert de folie. Il faut dire qu’on arrive pile sur le fameux « It’s Time To Dance », qui met tout le monde d’accord. On sautille frénétiquement jusqu’à la fin du set, comme toute l’assemblée. Comme nous, les festivaliers sont nombreux à montrer leur enthousiasme, et on remarque que l’immanquable poulet géant qui accompagne le groupe de concert en concert est toujours présent. Rassuré, mais un peu fatigué par cet abus de sport, on se dirige tranquillement vers la plus grande scène. Dernier concert jour, Deluxe qui enflamme la plus grande scène avec un concert pourtant un peu plus lent qu’à leur habitude. On pardonne facilement au groupe de moustachus, mais on espère que cette perte de vitalité n’est pas représentative du reste de la tournée…

Farandole d’électro au dessert

La nuit s’ouvre avec Arnaud Rebotini sur la scène Greenroom. Et prend toute son ampleur avec Mr Oizo qui offre un set toujours très décousu, tout en violence sonore. Il jongle aisément entre les beats EDM de Tchami, de la hardtek ou le « Hard lemonade » de Nicky Minaj. On écoute, on écoute et puis, on se lasse de ce concert sans queue ni tête devant un parterre de masques de Fat Eric. On en profite pour découvrir Feder en live. Sa deep-house trop calme n’arrive cependant pas à nous convaincre, au contraire de nombreux festivaliers qui ont répondu en masse à l’appel de son titre « Goodybye » que nous n’aurons pas le loisir d’entendre. On lui préfère le joli set de Molécule sur la Greenroom, et sa techno lourde mais mélodique. La suite se compose de Pfel & Greem (ce qui réunit quand même 3 membres de C2C sur un même plateau !), Comah et Club Cheval qui clôturent cette folle soirée.

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le 28 juin 2016

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