Live Report : Solidays 2012 !

Le festival Solidays 2012 a commencé sous un grand soleil et a fini dans une marre géante de boue. Mais l’ambiance, du vendredi au dimanche, était à son comble.

Dès le vendredi soir, la programmation laissait présager un week-end de folie. Le show de Didier Wampas, auquel la rédaction n’a pas pu assister mais dont nous avons reçu des échos, lance le festival sur les chapeaux de roue : show déjanté, jeté de micro… Puis nous avons assisté au concert d’OrelSan au Dôme. Une set-list un peu modifiée par rapport à celle de la tournée, avec notamment l’ajout de « D.P.M.O » (avec Professor Green). Un bon concert pour bien commencer le festival. Déjà, il a fallu faire le choix de ne pas assister au concert de Miles Kane, et ce fut difficile. Puis nous nous sommes posés devant le concert de Selah Sue, sur la scène, qui n’a pas failli à sa réputation : douceur et sensualité explosives, un show reposant mais néanmoins agréable, pour bien repartir.

Birdy Nam Nam, sur la même scène que Selah Sue, n’a pas manqué de faire bouger Longchamp sur son électro. Le quatuor a enchaîné à merveille les titres sur un set d’une heure, pour un résultat parfait. Petite déception pour Metronomy sur la scène bagatelle. Si le groupe a certainement assuré comme il se doit, le son était tellement peu audible que nous avons préféré partir pour découvrir d’autres shows. Il faut dire que la balance pour un tel groupe en plein air est difficile à réaliser !

The Kills a livré un show digne des Kills, mais le public ne semblait pas très chaud. Manque d’ambiance, le public semblait un peu décontenancé par les larsens maîtrisés de Jamie Hince et les sabotages contrôlés d’Alison Mosshart. Mis à part ça, le sens du show et l’énergie rock qui ont fait la réputation du groupe étaient au rendez-vous.

Grosse déception pour We are the 90s : le concept est intéressant (des danseurs sur des tubes des 90s, pour bien nous rappeler que ça y est, la génération 90s est vintage), mais au final le résultat l’est peu. Nous avons donc préféré quitter le spectacle pour assister au DJ-Set de Don Rimini. Là, grosse, grosse claque. Si vous ne connaissez pas, ce qui était notre cas en arrivant sur place, n’hésitez pas à aller assister à un de ses DJ-Sets : claque visuelle autant qu’auditive !

Le samedi ne fut pas de tout repos : dernier jour de grand soleil sur Longchamp. Nous en avons profité pour assister à l’expo « Sex in the City », sur les différentes pratiques sexuelles et surtout sur la prévention : très adaptée au contexte des Solidays, donc. Nous avons bronzé au son du reggae de Danakil, très reposant. Une jolie reprise d’Édith Piaf a clôt ce set que nous allions voir plus par curiosité que par réel intérêt. Résultat : la rédaction est sortie convaincue de ce concert !

Nous avons ensuite assisté au début du show d’Izia (que nous avons délaissé à contrecoeur pour être bien placés pour Skip The Use) : concert chaud comme la braise, Izia envoie le feu. Une véritable show girl, tellement à l’aise sur scène qu’on la regarderait et l’écouterait pendant des heures. Nous voici donc dans la fosse pour Skip The Use. Bien au milieu, bien comme il faut. Skip The Use est bel et bien LE groupe de ces Solidays dans le sens où ils ont attiré le plus de monde et réussi à transformer la scène Bagatelle en un immense capharnaüm. Nous avons dû sortir de la fosse pour survivre tellement l’ambiance était folle. Un concert explosif. Comparativement, si nous nous attendions à encore plus de folie pour Shaka Ponk, le set fut plutôt calme. Bien sûr, une belle réussite visuelle, le groupe était vraiment efficace et le show est une réussite totale. Plus un petit discours du chanteur sur « Mister Sad » (le Sida) et comment nous étions tous des guérilleros en marche contre le virus. Petite piqure de rappel : nous ne sommes pas là que pour nous amuser, le combat continue.

Que dire du DJ-Set des Bloody Beetroots ? Un seul mot : perfection. La scène Bagatelle devenue un dance-floor géant pour le duo italien, nous avons profité d’un mix de sons plus variés les uns que les autres, allant de morceaux rock à un incontournable morceau de Justice. Ensuite, direction Christine et Kavinsky. Si Christine nous a livré un set mémorable et endiablé, Kavinsky se montra plus… décevant. Mais néanmoins un show de qualité, une apothéose électro sous chapiteau.

Dimanche pluvieux, dimanche heureux ? Si les Solidays se sont un peu vidés de beaucoup de festivaliers (la faute à la pluie, et la faute au dimanche, toujours une moins grosse journée que le samedi), l’ambiance était toujours au rendez-vous, malgré la boue et la pluie battante. Calés au bar Despe, nous avons profité du set d’Electro Deluxe avant de plonger au coeur de la foule pour Beat Assaillant : un concert énergique, à base de flow impeccable, de beats bien placés et de quelques surprises musicales (dont des mash-up surprenant et réussis). Beat Assaillant, à voir et écouter en live de toute urgence. Face à la pluie torrentielle, nous avons rendu les armes pendant deux heures. Nous sommes retournées, après un détour par la Green Room (bières et DJ-Set, dont Make The Girl Dance) sur le festival pour le concert de General Electriks (époustouflant) que nous avons quitté assez tôt pour 1995.

Et là. Là, nous pouvons vous dire que c’est de loin le meilleur concert des Solidays. Le groupe assure sur scène, sait mettre le feu et on bouge encore plus que lors d’un concert de métal. Slam, pogos, et j’en passe. Les rappeurs ont de l’avenir et révèlent sur scène une facette bien moins posée que sur enregistrement. Une heure démentielle passée aux côtés d’Alpha Wann, Nekfeu et le reste de la bande. Il a ensuite fallu choisir entre Brigitte et Joey Starr. Choix plus que difficile. Puis nous avons opté pour Joey Starr,qQui a réussi à nous faire pogoter dans la boue, sauter comme des fous et a  fini le show avec un final exceptionnel : « Seine-Saint-Denis Style ». Perte de cordes vocales et douche de boue garanties, pour une ambiance jamais égalée. Quand ils nous trouvait trop mous, Joey Starr n’hésitait pas à nous provoquer : « ça va le troisième âge ? On dirait le public de Sexion d’Assaut sérieux ».

Le concert de clôture, assuré par Garbage, fut assez décevant : malgré les efforts du groupe, l’ambiance ne décollait pas et ce ne sont pas les quelques mots en français de la chanteuse Shirley Manson qui ont réchauffés le public fatigué et trempé de pluie.

Pour résumer : Solidays 2012, une édition réussie ! Une affiche vraiment complète et c’est à regret que nous avons dû faire des choix. Sacrifier Miles Kane et Youssoupha par exemple. L’organisation sur le site et l’accueil par les bénévoles est plus que parfait, la sécurité est toujours là quand il le faut, bref, les Solidays peuvent facilement devenir, le temps d’un week-end de trois jours, devenir votre résidence secondaire.


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