© Sarah Bastin

Live report : Les Nuits Secrètes – Jour 1

Cette année, le secret le mieux gardé du Nord Pas De Calais fêtait ses 15 ans. La petite commune d’Aulnoye-Aymeries a de nouveau accueilli le festival Les Nuits Secrètes et ses 70 000 festivaliers, dispersés sur les 3 scènes qui composent le festival : la Grande scène, le Jardin et le club Bonaventure. Mais toute la beauté du festival réside dans les « parcours secrets », concerts privés (120 places maximum) dans des lieux atypiques, dont on ne découvre l’artiste et le lieu qu’au terme d’un trajet en bus. Pas de cachotterie entre nous, on vous raconte tout.

18h : Parcours secret

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Nous décidons de commencer nos premières Nuits Secrètes par un parcours secret. S’ils sont l’identité du festival, ce sera le meilleur moyen de se plonger dans l’ambiance. Les vitres du bus qui nous emmène sont occultées, et après 10 minutes de trajet nous arrivons sur le lieu du concert, le jardin d’une salle des fêtes perdue dans la campagne, entouré d’un petit muret en pierre. Les gens s’installent dans l’herbe et chuchotent entre eux leurs petites idées sur l’artiste qui va performer. Finalement, pour notre plus grand plaisir, c’est le fantasque Flavien Berger qui débarque timidement. Pendant une petite heure, on se laisse transporter par sa douce folie et on voyage au rythme des morceaux Bleu sous-marin, Mars balnéaire, La fête noire ou encore Gravité. « Les Nuits Secrètes c’est quand même quelque chose d’assez exceptionnel » souffle Flavien en parlant d’un « groupe ami ». On se retourne et on aperçoit Frànçois And The Atlas Mountains au complet (restés après le parcours secret précédent), qui dansent comme des dégénérés au fond du jardin.

19h30 : Odezenne

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Après le concert, retour à Aulnoye-Aymeries. Nous décidons de nous diriger en vitesse vers le Jardin pour le concert d’Odezenne. Le temps d’avaler un burger, on attrape une bière et on atteint sans difficulté le premier rang. La lumière de cette fin journée est belle, les gens heureux… On est déjà conquis ! Les garçons présentent majoritairement les sons de leur dernier album : Vilaine, Un corps à prendre, On naît on vit on meurt, ou Bouche à lèvres. « Avant de vous parler d’amour on va vous parler de haine. Les Nuits Secrètes ceci est un hold-up, FOUTEZ LE BORDEL ! » hurle Jaco avant d’entonner Adieu dans la première moitié du concert ! Les fans de la première heure seront régalés avec les tubes de Chewing Gum, Tupuducu ou encore Bûche, mais le concert atteint son apogée sur le bizarrement controversé Je veux te baiser (« c’est que de l’amour mes frères ! c’est que de l’amour mes sœurs ! »). Alix annonce la fin du concert : « on va finir sur un morceau de circonstance, Dieu était grand ! » Amen.

21h20 : FKJ

En attendant la star du label Roche Musique, on aperçoit sa chanteuse June Marieezy accroupie dans l’herbe au milieu du public jouer de la flûte traversière… Le concert s’annonce prometteur ! Finalement FKJ démarre son set seul sur scène. Ce multi-intrumentiste de talent passe sans difficulté du piano à la guitare en passant par le saxo et le synthé, allant même jusqu’à prêter sa voix sur certains morceaux. Il enchaîne les tubes dans une ambiance toujours plus groovy et chaleureuse, au rythme de riffs de guitare funks, de basses vibrantes et de voix mélodieuses. Le public est conquis, danse de bon cœur et échange des sourires heureux sur Instant Need. La chanteuse philippine le rejoint pour prêter sa voix à deux morceaux, puis revient sur scène danser sur le gros tube Lying Together, à la fin duquel nous décidons de nous diriger vers la grande scène.

22h40 : Selah Sue

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Tête d’affiche de la soirée, il semblerait que nous soyons plusieurs à avoir eu la même idée car nous perdons beaucoup de temps à la fouille et quand nous arrivons enfin sur le site de la grande scène, le concert est déjà bien entamé. Nous arrivons quand même à voir Crazy World et Fyah Fyah en live, mais nous nous rendons vite compte que seuls les titres du premier album arrivent à nous faire vibrer. Les musiciens et choristes sont très talentueux, Selah Sue est toujours aussi sublime et impressionnante mais ça ne prend pas, tout paraît millimétré et la prestation laisse assez peu de place à l’échange et la cohésion avec le public. Pardon Selah, mais on retourne vers le jardin tenter l’expérience Jagwar Ma.

23h15 : Jagwar Ma

Retour sur la petite scène boisé du Jardin pour la pop psyché des australiens de Jagwar Ma ! C’est une découverte pour nous, mais nous sommes vite envoûtés par leur musique héritée des plus grands groupes de rock anglais. Ça club du côté du jardin, et ça fait du bien !

00h10 : The Shoes

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Nous nous dirigeons de nouveau vers la grande scène, mais cette fois on a bien l’intention de voir le concert. Et pour cause, c’est le duo rémois The Shoes qui clôture cette première soirée ! Accompagnés entre autre de deux batteries (rien que ça !), ils attaquent d’emblée avec les tubes de leur album Chemicals : Made for you, Give it Away et Drifted. Le public saute, danse, et hurle les T-I-M-E-T-O-D-A-N-C-E… on a chaud ! Les Shoes délivrent un vrai show (mais un peu court), mention spéciale au visuel créé par Dentdecuir, qui réunit les meilleurs memes de l’Internet ! En revanche, les garçons, l’interlude « Au Nord c’était les Corons » n’était pas obligée ! 😉

La première soirée s’achève pour nous, tandis que les plus courageux se dirigent vers le club Bonaventure. On regrette un petit peu d’avoir manqué O, Soulwax et General Elektriks, mais c’est toujours le problème avec les programmations de qualité, on ne peut pas se dédoubler !

 

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le 5 août 2016

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