hellfest 2016 jour 2

Live report : Hellfest – Jour 2

Thy Art Is Murder

Aurélien : Ce début de journée était très chargé pour ma part pour ce deuxième jour Hellfest 2016, avec un enchainement de groupes sur la Mainstage 2. Je me levais donc assez tôt, glissais dans mon costume tout orange de Salamèche et partais accompagné d’une amie à l’assaut des Mainstage, où les australiens de Thy Art Is Murder commençaient déjà à jouer et à faire retentir leurs lourds breakdowns à travers l’air encore tiède du matin. L’ambiance était déjà au beau fixe, avec les plus courageux déjà en train de se bousculer dans la fosse. Le show fut bourrin et efficace, avec en point d’orgue l’enchainement assassin Reign Of Darkness et Light Bearer, détruisant tout sur son passage, avant qu’Holy War n’en finisse avec la fosse ! Monstrueux mais malheureusement beaucoup trop court !

Bury Tomorrow

Aurélien : Après avoir suivi d’un oeil distrait le Sludge Metal des Steak Number Eight sur la Mainstage 1, il était temps de se remuer un peu les fesses sur les coreux anglais de Bury Tomorrow, histoire de bien se mettre en jambes pour l’un des groupes que j’attendais le plus, je cite August Burns Red, qui jouait juste après. Les titres s’enchaînent pour les britanniques, leur son oscillant entre un growl profond sur les parties les plus brutales et un chant clair effectué par l’un des guitaristes sur l’ensemble des refrains. Un concert des plus sympathiques, d’autant plus que le groupe n’avait aucune difficulté à bouger les fans dans la fosse, dont moi qui me précipitais sans plus attendre dans les pogos et autres circle pit demandés par les anglais. Un très bon moment passé sur la Mainstage 2 !

Loudness

Aurélien : Grosse découverte pour ma part ! Je ne savais pas à quoi m’attendre avec Loudness et il s’avère que ces gaillards japonais m’ont très agréablement surpris avec leur Heavy Metal des plus efficaces ! La voix du chanteur était superbement calibrée pour ce style, allant facilement dans les aigus tandis que les riffs donnaient sérieusement envie de bouger la tête dans tous les sens. La magie a opéré pour l’une des plus belles surprises de ce Hellfest ! Je reviendrais sans hésiter les voir dans un autre festival !

August Burns Red

Aurélien : Je m’y attendais, certes, mais quelle claque ! Profitant d’un son destructeur sur la Mainstage 2, les américains d’August Burns Red, fidèles à leur réputation, embrasèrent le devant de la scène à coup d’accélérations, de breakdowns et d’interludes acoustiques de toute beauté. Identity, Composure, Empire, Provision… Les hits se succédaient à vitesse grand V, avec un Jake qui hurlait comme un damné, un JB sautillant sur toute la scène en tongs et armé de sa fameuse guitare vert pomme, un Matt fou furieux derrière ses fûts, un Brent qui n’arrêtait pas de se déplacer à droite et à gauche et enfin un Dustin qui ne pouvait tenir en place tout en éructant ses Backing Vocals avec rage. Bref, un concert éreintant mais cela importait peu : les ABR étaient passés et avaient une nouvelle fois tout emportés sur leur passage !

Heidevolk

Aurélien : Après autant de calories brûlées, il était temps de manger un morceau, ce que nous fîmes rapidement avant d’aller se poser non loin de Cattle Decapitation. J’écoutais finalement d’une oreille assez distraite, plongée en plein discussion, avant que nous nous placions idéalement pour les hollandais d’Heidevolk. Pas de cornes à boire à la ceinture pour les chanteurs, certes, mais au final un très bon show festif, dansant et au son très convaincant. Les chants scandés et puissants du groupe donnaient vraiment envie de lever le poing ou les cornes pour les accompagner ! Mes obligations en tant que journaliste m’ont cependant empêché de regarder la fin du show, devant partir pour l’espace presse afin de réaliser une interview d’August Burns Red. J’aurais néanmoins l’occasion de revoir les hollandais dans un mois au Ragnard Rock, pour un show complet cette fois-ci.

Disturbed

Aurélien : Après quelques interviews fort sympathiques avec les groupes August Burns Red, Entrails et Cattle Decapitation (que vous pourrez retrouver plus tard sur le site !), ainsi qu’une rencontre très agréable avec deux collègues de Metallian Magazine (dédicace à Axel et Lucinda !), je partis finalement voir Disturbed de très loin, désirant bien me placer pour Within Temptation. J’étais très curieux de voir ce groupe en live, appréciant bien certaines de leurs musiques. Je ne fus pas déçu, le groupe profitant de la Mainstage 2 pour nous délivrer des guitares puissantes, un chant puissant et une batterie qui tabasse. Indestructible, Down With The Sickness et même une cover des Rage Against The Machine, Killing In The Name. Un show à la hauteur de mes espérances !

Asphyx

David : Début de journée musicale pour moi, ayant dû me reposer au camping car ma santé n’était pas au beau fixe. C’est accompagné de quelques joyeux lurons de notre camps que nous chevauchons donc vers la cathédrale du Hellfest pour rejoindre la Altar. On était prêt pour le début du show d’Asphyx, déjà vu lors d’une précédente édition, les hollandais font un Death Metal old school aux relents de Doom, le tout sans concession. Pas de doute, ça groove comme d’habitude et la voix de Martin van Drunen (Pestilence, Bolt Thrower, Hail of Bullets…) reconnaissable entre mille, résonne sous la Altar, pour le plus grand bonheur des fans de ce grand monsieur du Death. A titre personnel, je retiens surtout qu’Asphyx a joué l’un de mes titres préférés d’eux, The Rack, qui est plus progressive qu’à l’accoutumée, avec son intro Doom et ses multiples riffs qui feraient même headbanger ta mamie ! 

Moonsorrow 

David : C’est en compagnie d’un ami curieux de découvrir Moonsorrow que nous avons traversés la Altar pour nous retrouver sous la Temple afin de profiter de la prestation des nordiques finlandais. Aucun doute, la musique viking et très folk de Moonsorrow a eu un grand succès, les fans chantants an coeur les hymnes du groupe faits de vocalises épiques. A mon goût, il y avait d’ailleurs des pogos trop violents dans la fosse, faute à quelques excités trop joyeux et sûrement trop alcoolisés comparé à l’ambiance et l’atmosphère du groupe. Bien entendu les corpsepaint étaient de rigueur, autant sur le visage des membres du groupes que de leurs fans, brandissant leurs cornes viking emplies de bières fraiches. On a même eu droit à quelques titres anciens, bien ancrés dans les débuts du groupe officiant dans le Pagan/Black.

Within Temptation

Aurélien : Il était temps pour Sharon Den Adel et ses compères de venir sur la Mainstage 1 pour ajouter une pincée de douceur dans ce monde de brutes ! Et on commençait fort dans le symphonique avec les chœurs de Our Solemn Hour, avant que le rythme n’augmente avec In The Middle Of The Night. On ne fera pas attention à l’oubli d’un couplet de la part de Sharon sur Faster et on s’immergera immédiatement dans le hit Stand My Ground, toujours aussi beau en live. On assista finalement au duo Tarja/Sharon sur Paradise (What About Us ?), que tous les fans du dernier album (comme moi !) apprécieront, avant le plus agressif What Have You Done et le tube Mother Earth, brillamment joué par le groupe grâce à des effets d’éclairage, concluant un concert à la saveur sucrée délectable ! Un très bon moment ! Un petit regret qu’ils n’aient pas joué Angels mais je chipote.

Hermano

David : C’est sans réel conviction que je me dirige seul sous la Valley car j’adore les styles qui y officient (Stoner/Sludge en dominance). Qu’elle ne fût par ma surprise lorsque j’entendais la voix mythique de John Garcia étant fondateur du genre Stoner avec Kyuss, un de mes groupes fétiches j’étais maintenant plus curieux ! Le groupe Hermano résonnait comme une connaissance dans ma tête, ce concert était un bon moyen de me rappeler pourquoi inconsciemment, il me fallait les voir. En effet, pas de surprise, on est bien en compagnie d’un groupe Stoner plus rock que métal, simple mais efficace grâce au chant de Garcia. Je ne sais plus si le soleil brillait à ce moment là mais c’était un show rock’n roll très agréable pour découvrir ou redécouvrir un genre qui sent bon l’été et la poussière !

Primordial

Ayant raté le show parisien en avril, je me devais impérativement de voir l’univers Black Metal si particulier des irlandais de Primordial. On m’a mainte fois vanté les mérites du groupe en live, j’étais en partie déçus par quelques musiques mais dans l’ensemble, c’est un groupe aux ambiances uniques. En effet, on ici affaire à un Black Metal pas traditionnel dans le sens des scandinaves mais plus du côté pagan aux racines gaéliques. Nemtheanga, le chanteur du Primordial affublé d’une capuche et grimé en blanc, a un charisme certains en live, mais surtout, il possède une voix transmettant beaucoup d’émotions. Une part de ma déception a été en grosse partie que je n’ai pas eu la chance d’entendre une de mes musiques favorites du combo, la très forte Gallows Hymn que je trouve sublime. J’espère bien l’entendre lorsque Primordial repassera en salle sur Paris car l’ambiance doit être si particulière avec ce groupe unique !

Twisted Sister

Aurélien : Nous suivîmes de très loin le concert des vieux briscards de la vague Glam des années 80, Twisted Sister et leur leader Dee Snider. Et autant dire que le Rock ‘n’ Roll avait posé ses valises le temps du show des américains, tant le retour en arrière vers les albums Stay Hungry et You Can’t Stop Rock ‘n’ Roll était poignant ! Nous étions assez éloignés des scènes, assez proches des bars et des stands de boustifaille, et pourtant… Les gens chantaient, dansaient et levaient le poing vers le ciel. Les hits I Wanna Rock et We’re Not Gonna Take It embrasèrent littéralement le public, et les chants fusaient de partout ! Un vrai pur concert de Rock ‘n’ Roll à l’état pur ! C’est dans ces moments-là que l’on se rend compte à tel point l’on peut être fier d’être métalleux et d’aimer cette musique ! Hail Heavy Metal !

Napalm Death

David : Malgré le nombre impressionnant de concerts que peut faire Napalm Death à travers le monde, ce n’était que la première fois que je me motiva à y assister. Dans le registre Grind/Death, les anglais ont acquis leurs lettres de noblesses depuis bien longtemps. Connaissant la réputation sulfureuse de Mark « Barney » Greenway, je voulais voir le bougre s’exciter sur scène même ses plus « belles » frasques restent derrière lui. Un live de Napalm Death est forcément une expérience, déroutante et surprenante, selon la setlist que le groupe offre à son public. On alterne entre compo Grind très courte et violente, dur à capter si l’on n’est pas attentif, avec des morceau beaucoup plus death et groovy, dans une ambiance chaotique où la voix de Barney martèle et achève ses auditeurs par sa puissance. Il parlera parfois entre certains morceaux, afin de sensibiliser son auditoire sur certains sujets sociaux, comme aime bien le rappeler le groupe dans ses paroles. Je ne vois que la moitié du set au profit de l’autre moitié du set de Fu Manchu se déroulant sous la Valley.

Fu Manchu

David : Comme j’ai pu le souligner auparavant, le Stoner est clairement ma came. Il me fallait donc aller voir Fu Manchu qui fait clairement office de tête d’affiche du Stoner même si je n’ai jamais réussi à accrocher autant que les afficionados du genre. Je me décidais tout de même à voir la fin du set des américains pour vérifier si j’étais si hermétique. Le public était chaud et acquis à la cause de Fu Manchu qui faisait étale de son talent, les titres s’enchainant sur les riffs entrainants du genre mais je ne suis pas un grand fan de la voix trop « générique » à mon goût. Je reconnais toutefois que les titres écoutés étaient très agréables et efficaces mais je dois avoir un problème complexe avec Fu Manchu. Agréable, de très bonnes phases mais pas mémorable pour ma part.

Dark Funeral

Aurélien : Le dernier concert de cette deuxième journée se trouvait être néanmoins très loin des accords chauds et énergiques des glameux de Twisted Sister, mais plutôt dans les montagnes glacées et les steppes enneigées de Suède avec les blackeux de Dark Funeral. Un groupe que je rêvais de voir sur scène, tant leur musique est mystique, puissante, sombre… J’attendais avec impatience les titres de leur dernier album, comme Unchain My Soul et Nail Them To The Cross, et je fus loin d’être déçu. Les membres du groupe, à la carrure impressionnante et parés d’armures, illustraient parfaitement bien le monolithe inébranlable qu’est Dark Funeral, le groupe balançant des titres tous plus violents et glacials les uns que les autres. Un mur de son nous arrive dans la face, nous faisant frissonner tout en nous laissant hypnotisé devant la puissance des forces sataniques invoquées sous la Temple ce soir-là. Magistral !

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le 28 juin 2016

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