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Live report: BIG Festival – BIG Boîte: 1ère partie

Mardi 12 juillet, premier soir de la BIG Boîte à la Halle d’Iraty de Biarritz. L’ouverture était confiée à Jacques devant un public encore trop peu nombreux mais catégoriquement convaincu, avant de laisser place aux turbulents membres de Salut C’est Cool. Récit des excentriques.

Jacques

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Quelques heures donc après notre rencontre avec Jacques (à retrouver ici),  nous voici à nouveau devant lui. Enfin un peu plus loin -et avec un peu plus de bruit !-. Minuit. La bascule vers le début de l’ambiance, avant l’écrasante débauche de « BOUM BOUM » dans les oreilles, un peu plus tard dans la nuit. L’assemblée grandissante se laisse d’abord aller à quelques pas, capte peu à peu des perceptions ambiancées. Un  trio de brunes danse en cercle. Une blonde, seule, parade brièvement sur la largeur d’une salle encore clairsemée. Un homme à la casquette hélice et à la malice contagieuse glisse, saute, puis fend la centaine de clubbers arrivés dès l’ouverture. Jacques a dit « aime », comme un emblème. Alors on se doit d’apprécier chaque parcelle de folie débridée parmi la foule. Peut-être encore sous l’emprise de l’hypnotique producteur de 24 ans, en attendant son plus grand numéro de « presti-DJ-tateur ».

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Minuit 15. Pinte engloutie pour percevoir au mieux toutes les conceptions de notre énergumène préféré. Lumière, son. Jacques se munit immédiatement d’une agrafeuse. Quoi de plus normal en guise d’instrument. Le début d’une longue liste d’objets musicaux -parfois non identifiés-. Lancement des loops. Allumage de la voix. L’heure de la rencontre a sonné plutôt bien. Jacque le Rebelle s’exprime largement : tout est impro, comme un pro. Comme ses solos de guitares. C’est joli, et ça plaît. Pas une seule compo studio, comme annoncé plus tôt, ne sera jouée ni évoquée. Le même schéma créatif expliqué en interview se présente désormais aux festivaliers du soir.

Ça scratche. Ça kicke. Ça déroule du scotch. Ça pose des voix orientales. Ça renverse une boîte à « meuh ». Ça met du clap et de la caisse lourde, du snap et de la caisse claire, tandis qu’une balle de ping-pong rebondit sur un plateau…

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L’apport des éléments « organiques », palpables, semble rapidement et curieusement indispensable. Flot ininterrompu d’inspiration harmonique : une histoire sans chapitre. L’artiste crée et nous on le croit. Il n’y a pas de transition puisqu’il n’y a pas de découpage. Tout paraît simplement logique, limpide. Prestation intrépide et couillue.

Salut C’est Cool 

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L’espace d’une transition, un bol d’air est nécessaire. Et depuis l’extérieur, on entend déjà le « BOOM BOOM » vibrant sur les murs de la Halle d’Iraty. Aucun doute, ils ont débarqué : la bande déjantée de Salut c’est Cool. Sur nos gardes, on ose entrer dans le hall, puis enfin dans la salle… Scène surréaliste. En l’espace de dix minutes, c’est déjà le bazar, auditif et visuel. Deux d’entre eux assurent les platines et l’expression scénique, quand les autres s’adonnent aux travaux manuels… Ils ont sûrement dû récupérer du matériel derrière la scène… Emballage, scotch, carton, avec comme objectif de faire de Vadim une vraie licorne. Ah il y a un chariot pour faire les courses aussi…

On est dépassés, mais l’ambiance est au rendez-vous, les clubbers sont survoltés. Et c’est de bon augure pour les prochains DJs : Acid Arab, Vandal et Elisa Do Brasil. Nous, on s’échappe. Salut, c’était cool.

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En collaboration avec/crédit photo : Eline Erzilbengoa.

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le 21 juillet 2016

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