13517489_1267914343226604_6185946467947027700_o

Live Report : Beauregard 2016 – Jour 1

Pour sa première journée, le Festival Beauregard 8e édition a offert de beaux temps fort au rythme des fantaisies de la météo normande.

Brian Jonestown Massacre

À sept sur scène, les Américains décontractés et désinvoltes ont donné un concert où les guitaristes étaient penchés sur leur instrument, tandis que Joel Gion, la mine absente, nous a tout de même gratifiés de quelques lancers de haut vol de son tambourin. L’attitude dégingandée n’a fait que renforcer l’impression d’un set assez linéaire, même si la nature de leur musique contribue sans doute à véhiculer cette impression. Malgré un long solo final en apothéose, où les musiciens se regroupent, et deux belles paires de rouflaquettes, le concert, loin d’être mauvais, n’a pas réellement pris.

Feu! Chatterton

Après les rouflaquettes, la fine moustache d’Arthur de Feu! Chatterton pour un concert au poil ! Avec ses jambes ensorcelées, le chanteur a fait une jolie démonstration de danse, qui a culminé à la fin du concert dans une chorégraphie chaotique et jubilatoire avec ses guitaristes bondissants. Les guitares étaient vives, délicates, élégantes, les rythmes riches, et malgré un pépin de son en plein milieu du set, les Feu! Chatterton sont montés en puissance : ils nous ont presque émus aux larmes avec leur poignant « Côte Concorde » et ont réchauffé les corps refroidis par les averses qui s’étaient écrasées sur le site avec « Boeing » ou leur succès funk irrésistible « La Malinche ». Un concert d’une grande intensité, et un des temps forts de cette première journée.

13517489_1267914343226604_6185946467947027700_o

Nekfeu

Dans une ambiance récréative et colorée, Nekfeu a chauffé son public à blanc. Geysers de fumée, canons à confettis, ballons géants rebondissant sur la foule, animations vidéo et autres danseurs acrobates ont ponctué le spectacle… Très peu initiés à la musique de cette nouvelle sensation des musiques urbaines en France, il nous faut néanmoins reconnaître que leur hip-hop percutant et direct, sur lequel se pose un flow nerveux et incisif, a fait mouche. Un spectacle musical et scénique tout feu tout flamme.

13584911_1267918863226152_3740944515648495182_o

Beck

Nous l’attendions avec impatience, tant au cours de ces vingt dernières années ce génial créateur nous a emportés avec son œuvre protéiforme. Les musiciens sont formidablement équipés, à l’américaine, amplis en doubles, 4 claviers pour un seul homme, une batterie dantesque, une montagne de fûts derrière laquelle émerge à peine la tête du batteur. Mais l’équipement de poids n’a heureusement favorisé aucune lourdeur dans le set : fraîcheur et légèreté, mélange de rock, d’électro et de hip-hop ont donné une belle diversité au live. Élégant cow-boy en cuir et chapeau, appliqué à son art, Beck a communiqué son énergie, notamment sur l’énorme « Loser » et, il faut le saluer, a fait primer la musique sur le show.

13576894_1267948306556541_2853985046095293968_o

The Chemical Brothers

Les Anglais sont entrés en force avec « Hey Boy Hey Girl », et n’ont cessé de monter en puissance : des morceaux en relief et d’impressionnants dispositifs scéniques ont boosté le live. Leur musique électro n’en est pas moins incarnée, avec des instruments acoustiques passés en samples, le tout porté par une scénographie exceptionnelle. Sur les écrans un flux incessant de silhouettes dansantes, flottantes ou bien rappelées à la pesanteur par une chute infinie, des figures humaines parfois inquiétantes, comme ces clowns diaboliques qui nous parlent, ou ces encore des structures géométriques, des ronds de couleurs, du mouvement et des explosions, un univers mi-onirique mi-cauchemardesque. Les incontournables « Galvanize » et « Swoon » ont fait entrer certains spectateurs dans une transe irrépressible. Point d’orgue spectaculaire : deux robots géants surgissent sur scène, colosses naïfs qui clignotent de toutes parts jusqu’à s’éteindre sur le plateau.

Pour la journée de samedi nous avons hâte de voir, entre autres, Brigitte, La Femme, la légende Robert Plant ou encore les rockeurs de The Kills.

Crédit photos : page Facebook officielle John Beauregard

Texte de Gildas Lemardelé et Gwendal Demeslay

Partage
Tweet about this on TwitterShare on Facebook

par

le 2 juillet 2016

Lire les articles précédents :
Postaal
La playlist de Postaal

Chaque semaine, TheWebTape vous propose une courte playlist spécialement concoctée et commentée par un artiste. Quelques jours avant leur concert...

Fermer